Les études supérieures coûtent cher. Mais les possibilités de financement sont multiples, des bourses à l’alternance, en passant par les statuts d’étudiant-salariés ou d’étudiant entrepreneurs. Nous vous donnons ici quelques conseils pour financer ses études !

 

Les bourses sur critères sociaux et les fondations privées

 

Le recours aux bourses sur critères sociaux est certainement l’aide la plus adoptée par les étudiants. Ces bourses, qui sont administrées par les Centres régionaux des œuvres universitaires ou scolaires (CROUS) et qui s’adressent aux étudiants âgés de moins de 28 ans, sont versées mensuellement pour une durée de dix mois. Elles sont échelonnées sur plusieurs niveaux, allant du paiement de la cotisation à la sécurité sociale à une aide de plus de 5 500 euros par an en passant par le paiement des droits universitaires dans les établissements publics.

Réservée aux bacheliers ayant décroché une mention très bien, l’aide au mérite s’élève à 900 euros annuels pour une durée de trois ans. Des bourses complémentaires qui concernent les étudiants en situation de précarité sont également disponibles. Pour plus de renseignements, le mieux est de s’adresser au président du conseil départemental ou au service social de son CROUS.

Des fondations privées viennent également en aide aux étudiants qui rencontrent des difficultés pour financer leurs études. C’est notamment le cas de la Fondation de France, qui est partenaire de la Fondation objectif grandes écoles, alloue des bourses aux étudiants qui souhaitent intégrer une grande école de commerce, de sciences politiques ou d’ingénieurs, en France comme à l’étranger. La Fondation entraide Hostater s’adresse quant à elle à des étudiants en fin de cursus, tandis que la Fondation Georges Besse est ouverte à ceux qui ont un bon niveau dans une filière scientifique.

 

Le statut d’étudiant-salarié, d’étudiant-entrepreneur et l’alternance

 

Être étudiant tout en étant salarié permet de concilier études et activité professionnelle, et donc de gagner de l’argent pour financer ses études. Les étudiants qui optent pour ce statut relèvent du régime général des salariés et non de la sécurité sociale étudiante. Leur emploi du temps scolaire peut être aménagé : certains suivent des cours le soir et les week-ends, alors que d’autres sont dispensés d’assiduité ou effectuent une année d’études en deux ans. Le contrôle continu peut aussi être remplacé par le contrôle final. Un étudiant doit cependant travailler au moins 120 heures par trimestre tout au long de l’année universitaire pour bénéficier de ces avantages.

Mis en place pour encourager les étudiants de moins de 28 ans dans la réalisation d’un projet de création d’entreprise pendant leurs années d’études, le statut d’étudiant-entrepreneur est accordé par les Pôles étudiant pour l’innovation, transfert et l’entrepreneuriat (PEPITE) qui vérifient la réalité et la qualité du projet, ainsi que le profil du candidat. Les bénéficiaires bénéficient de l’accompagnement d’un chef d’entreprise et peuvent substituer leur projet au stage de fin d’études.

L’alternance combine des avantages conséquents. En effet, cette formule de formation permet en même temps de se former à un métier, d’obtenir un salaire, de réduire au minimum ses frais de scolarité et d’augmenter ses chances d’insertion professionnelle. L’étudiant conserve son statut tout en endossant la casquette de salarié en formation. Son emploi du temps est réparti entre le travail en entreprise et le lieu d’études, à des rythmes variant selon les universités.