Les effets de la crise Covid se font grandement ressentir dans de nombreux secteurs d’activité. Bâtiment, transport, logistique, automobile…, classés selon leur vulnérabilité, certains secteurs ont plus souffert que d’autres durant la pandémie. Voyons de plus près quelques-uns de ces métiers.

Le transport et la logistique

Des milliers d’emplois dans le transport et la logistique ont effectivement été supprimés lors de la crise du Covid 19. Entre 3 000 et 3 500 emplois auraient été détruits en 2020 selon les données récoltées par l’URSSAF.

Sur les salariés recensés dans les transports, dont 70 % dans les transports de marchandises et la logistique, la baisse est évaluée à 0,6 % par l’URSSAF. Le transport de voyageurs a été le plus affecté par la pandémie avec une baisse de 56,6 % de l’activité au second trimestre.

Hôtellerie et restauration

Après les transports, les hôtels et restaurants sont aussi durement touchés par la crise sanitaire. Comptant parmi les premiers à fermer leurs portes au début de la pandémie, le secteur touristique (hôtellerie/restauration) a chuté de 33 % dans le monde, d’après le BCG.

Classés dans la catégorie des « nouveaux vulnérables », les établissements touristiques ont quasiment tous été fermés ! Les offres d’emploi entre avril et mars 2020 ont diminué d’environ 60 %. En avril 2020, selon l’Insee, la restauration a subi une chute du chiffre d’affaires de 93 %.

L’hébergement s’effondre également. Faute de clients, les hôtels ont connu une baisse de fréquentation de plus de 50 % par rapport à mars 2019. En avril 2020, c’est la catastrophe avec une dégringolade de leur chiffre d’affaires (91 %), toujours selon les données de l’Insee.

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L’aéronautique

La filière aéronautique a aussi grandement été affectée par la crise du Covid-19. Selon le rapport du cabinet de conseil Boston Consulting Group (BCG), la production a chuté de 21 % par rapport à 2019. Le trafic aérien s’effondre en 2020 suite au ralentissement brutal des vols internationaux. Plus de 30 000 emplois ont été supprimés sur 60 000, soit la moitié des salariés.

Les matériaux de construction et le BTP

Les filières des matériels de BTP et des matériaux de construction ont aussi fait les frais de la crise de 2020. Bien qu’étant impacté à des échelles diverses, l’ensemble de ses acteurs a rencontré un recul considérable du chiffre d’affaires.

Une perte d’activité de 6,5 % a, par exemple, été constatée chez les distributeurs d’engins de construction contre une chute de 13 % dans la commercialisation de nouvelles machines. La location, elle, a chuté de 12,5 % en 2020.

Le secteur de l’énergie

L’énergie n’en finit pas également de souffrir depuis le début de la crise sanitaire. En France, l’indice TRS des industriels gaziers et pétroliers baisse de 43 % d’après le BCG. Entre février et avril 2020, le baril de pétrole chute de 65 %.

D’autres professions, comme celles liées au sport, à la culture et à l’éducation ont également mal vécu la crise Covid. Ayant stoppé net durant tout le confinement, le secteur culturel aurait connu une baisse du chiffre d’affaires de 25 % par rapport à 2019.

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