La résidence étudiante se présente comme une excellente option en matière d’investissement immobilier en raison de la possibilité de profiter de plusieurs avantages fiscaux et d’encaisser des loyers réguliers. Mais il faut faire preuve de discernement lorsque l’on se lance dans un investissement immobilier. Alors, investir dans une résidence étudiante, est-ce une bonne ou mauvaise idée ?

 

Un investissement qui doit s’inscrire dans la durée

 

L’immobilier de services peut être une bonne idée d’investissement, particulièrement si l’on vise les résidences étudiantes. En effet, à chaque rentrée universitaire, des centaines de milliers d’étudiants se mettent à la recherche d’un toit, et ont souvent du mal à trouver satisfaction. Il en résulte une demande très forte par rapport à l’offre, ce qui est une situation avantageuse pour les investisseurs.

 

Avant de se lancer dans un achat immobilier dans une résidence étudiante, il est très important d’intégrer qu’une telle acquisition ne doit se concevoir que dans la durée si on veut profiter des avantages fiscaux. Le dispositif Censi-Bouvard exige d’acheter le logement neuf et meublé et de le mettre en location pour une durée minimale de neuf ans. L’acquéreur bénéficie d’une réduction d’impôt égale à 11% du montant HT de son investissement qui doit être inférieur à 300 000 euros hors prix du mobilier. L’économie d’impôt maximale est donc de 33 000 euros, ce qui équivaut à 3 667 euros par an.

 

L’investisseur qui opte pour le statut de loueur en meublé non-professionnel (LMNP) et qui a signé un bail avec l’exploitant de la résidence récupère par ailleurs le montant de la TVA sur le prix de revient HT dans les trois à six mois suivant la mise en exploitation. Les recettes générées par la location ne doivent pas être supérieures à 23 000 euros par an, et ne doivent pas représenter plus de la moitié des revenus globaux du propriétaire. Le logement doit donc être loué pendant vingt ans, et en cas de revente, l’investisseur doit rembourser la TVA au prorata des années restants à courir jusqu’au terme.

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Les paramètres à prendre en compte en matière d’immobilier étudiant

 

Il faut cibler les pôles les plus dynamiques si l’on veut rentabiliser un logement étudiant. En effet, chaque région dispose de ses universités et de son parc de logement, mais certaines sont plus rentables que les autres. Six régions sont à cibler en priorité : Ile-de-France, Hauts-de-France, PACA, Aquitaine Limousin Poitou-Charentes, Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie.

 

Naturellement, il est indispensable de veiller à la qualité de l’emplacement d’un logement étudiant qui doit de préférence se trouver à proximité d’un campus ou d’une grande école ou à moins de 500 mètres d’un transport en commun. La situation de la résidence, mais également la qualité de la prestation, conditionnent le loyer et la valeur du bien à la revente.

 

Il est aussi recommandé de s’assurer de la solvabilité du gestionnaire de la résidence et d’acheter à crédit à l’heure où les taux des prêts sont historiquement bas. Il est également mieux d’opter également pour le régime du bénéfice réel simplifié ou normal si on a eu recours à un emprunt, car le revenu imposable est fixé en déduisant les frais et charges. Un déficit sera constaté si les intérêts sont supérieurs aux loyers, et les revenus ne seront pas imposables.

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