La rentabilité immobilière, ou rendement locatif, permet de déterminer le revenu brut que peut rapporter une habitation proposée en location. À la différence d’un simple rendement qui n’est pas variable (un placement par exemple), un rendement locatif comprend les revenus et la variation du capital investi. 

Pourquoi déterminer la rentabilité d’un bien immobilier ?

Pour les investisseurs immobiliers, déterminer la rentabilité d’une habitation avant son achat est primordial pour profiter d’un retour sur investissement grâce aux loyers. Il existe deux types de rendements immobiliers s’exprimant en pourcentage :

  • Le rendement brut qui permet de déterminer la potentielle rentabilité d’un bien. Pour déterminer le rendement locatif brut, il faut prendre en compte le loyer brut annuel ainsi que le prix d’acquisition (à multiplier par 100).
  • Le rendement net déterminant la réelle rentabilité du bien à louer. Pour le calcul, s’ajoutent au loyer brut annuel et au prix d’acquisition les charges locatives, taxes foncières, avantages fiscaux, les frais d’acquisition, les frais du notaire… 

Notons que le rendement brut ne vous donne qu’une idée de la potentielle rentabilité du bien. Pour savoir de manière plus précise si votre investissement est intéressant, intéressez-vous davantage à la rentabilité nette du logement. 

Le calcul du taux de rendement net est cependant beaucoup plus complexe, car il peut aussi inclure les intérêts d’emprunt. Mieux vaut donc vous tourner vers un professionnel de l’immobilier pour vous aider à définir la pertinence de votre investissement.

Quels sont indicateurs à prendre en compte ?

Le taux de rendement brut permet de savoir si vous avez réalisé un bon investissement. Pour les investisseurs chevronnés, un rendement locatif brut de 10 % se révèle très intéressant, mais difficile à atteindre. C’est la raison pour laquelle il faut se pencher sur d’autres indicateurs avant d’acheter un bien immobilier :

  • La vacance locative impacte directement la rentabilité de l’habitation. Celle-ci désigne le nombre de mois dans l’année au cours desquels vous n’avez perçu aucun loyer. Une absence de locataire fait baisser le rendement locatif.
  • La ville dans laquelle se trouve le logement. Ici, doivent être pris en compte l’emplacement du bien, l’état locatif de la commune, les projets de développement…
  • Le type de location choisi : meublé, touristique, colocation…, la stratégie que vous allez adopter peut faire grimper ou chuter votre ratio.
  • L’état et la qualité du bien : petite maison traditionnelle, immeuble, etc.
  • Le type de bien : studio, appartement, deux ou trois pièces…

Soulignons qu’obtenir un taux de rendement brut de 10 % vous permet d’obtenir une rentabilité nette suffisante. Pour espérer ce ratio, intéressez-vous davantage aux villes les plus rentables. Parmi les villes très attractives, nous pouvons citer Bordeaux, Toulouse ou Montpellier dont les rendements s’approchent des 10 %. 

 

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Bref, la rentabilité immobilière est un facteur important que tout investisseur immobilier doit connaître avant d’acheter un bien. Pour espérer un bon rapport locatif, la rentabilité du bien doit être supérieure au rendement locatif moyen de la ville où se trouve ce dernier. Opter pour une habitation de qualité et choisir une bonne adresse sont les clés pour afficher un bon rapport risque/rentabilité !

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