Proby a plus de 30 ans d’expérience dans la gestion locative d’appartements étudiants. Nous allons dans cet article nous adresser aux locataires, pour leur éviter des erreurs grossières et malheureusement répandues. Voici les 5 points sur lesquels être vigilant avant de louer un appartement étudiant.

1. Les arnaques

Une mise en garde s’impose : attention aux marchandistes, c’est-à-dire des agences peu scrupuleuses qui vous réclament de l’argent pour avoir accès à leur liste d’annonces. Vous n’avez pas à payer pour voir une annonce immobilière.

Attention aussi aux mandats cash, ces annonceurs arnaqueurs qui vous demandent un paiement, soit-disant sécurisé, pour visiter le logement, logement qui n’existe pas ou qui est déjà occupé.

2. La recherche d’annonces

Avant de vous déplacer, analysez bien l’annonce : les photos doivent être bien cadrées et donner une bonne impression du bien, la description ne doit passer sous silence aucun détail important (le quartier de la ville, le prix du loyer, la surface habitable, les caractéristiques propres…). Si vous manquez d’informations – par exemple le prix du loyer – passez un coup de fil au préalable. Cela vous évitera des déplacements inutiles.

3. La visite

Les visites durent rarement très longtemps et on passe d’une pièce à l’autre en coup de vent, en étant plus attentif à ce que dit l’agent immobilier ou le propriétaire qu’à l’état réel du bien. Soyez méticuleux dans votre observation : posez des questions, faites remarquer le moindre détail qui vous gêne, faites part de vos doutes. C’est aussi une façon de montrer à votre interlocuteur votre sérieux et l’intérêt que vous portez à cette location.

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4. L’état des lieux

La restitution du dépôt de garantie est l’un des principaux motifs de conflits entre bailleurs et locataires. Or c’est l’état des lieux qui détermine si oui ou non le propriétaire doit vous remettre le chèque de caution. Vous devez donc faire un état des lieux (s’il n’est pas fait, on estime que le locataire a reçu l’appartement en bon état) et il faut y inscrire tous les défauts ou malfaçons que vous constaterez lors de votre visite : soyez attentifs à la pression des robinets, au chauffage et à la climatisation, aux serrures, au bruit et à l’isolation, à la propreté et vétusté des murs…

Un étudiant loue souvent un bien meublé : vérifiez la présence de l’équipement et son état. Vous devriez avoir accès à tout l’équipement nécessaire au quotidien : salle d’eau complète, frigo qui marche, four et/ou micro-ondes, plaques électriques, meubles de rangement, sommier et matelas, luminaires, ustensiles de cuisine… Sachez que la loi définit l’équipement obligatoire des meublés.

5. Le contrat de location

Vérifiez le contenu du bail : les charges locatives doivent y être détaillées. Portez une attention particulière aux clauses pour vérifier qu’il n’y ait aucun abus. Par ailleurs, demander un chèque de réservation est illégal. Avant la signature du bail, aucun paiement ne peut légalement vous être demandé.

Quant à la rédaction du bail, seule une agence professionnelle est en droit de demander des honoraires : un particulier n’a aucun droit à cet égard (loi Alur).

Le bailleur est en droit de demander des pièces justificatives, afin de vérifier la solvabilité du locataire. Mais ces pièces justificatives sont établies par la loi et certaines ne peuvent être exigées. Parmi la documentation qu’un bailleur est en droit de réclamer, on trouve :

  • Un seul et unique justificatif d’identité en cours de validité (avec photo) : passeport ou carte d’identité ou permis de conduire…
  • Une seule pièce justificative de domicile: les 3 dernières quittances de loyer ou attestation sur l’honneur de l’hébergeant ou dernier avis de taxe foncière…
  • Un ou plusieurs documents attestant de votre activité professionnelle: dans le cas d’une location étudiante, le bailleur réclamera la carte d’étudiant ou le certificat de scolarité.
  • Les justificatifs d’identité, de domicile, d’activité professionnelle et de ressources de la personne qui se portera caution.
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Que faire si on refuse mon dossier ?

Si vous avez des doutes sur les motifs du refus, vous pouvez vous adresser à l’ADIL (Agence Départementale pour l’Information sur le Logement). La loi prévoit des poursuites pénales en cas de discrimination du candidat locataire, quelle qu’en soit la nature (mœurs, sexe, origines…).

Nous vous recommandons notre article sur Le marché Locatif à Montpellier, afin de déceler les fausses annonces, celles qui ne correspondent en rien à la réalité du marché. Le loyer moyen sur Montpellier s’élève à 604€ charges comprises et la surface moyenne est de 39 m2.

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