Lorsqu’il y a copropriété au sein d’un immeuble, la loi n°2021-689 du 31 mai 2021 indique qu’il est obligatoire d’avoir un syndic. Cette personne, morale ou physique, reste aux yeux de la loi le représentant légal du syndicat des copropriétaires. Professionnel ou non, le syndic de copropriété est chargé de différentes missions pour garantir la bonne gestion de la copropriété.

Une obligation légale ?

Définissant la réglementation de la copropriété, la loi du 10 juillet 1965 stipule qu’il est obligatoire pour toutes copropriétés, quelle que soit leur taille, d’avoir un syndic. Ce dernier est effectivement essentiel pour que les copropriétés soient bien gérées, qu’importe le nombre de lots.

Même avec un nombre réduit de lots, le syndic de copropriété est toujours sollicité pour assurer différentes missions administratives et financières. Ces missions font d’ailleurs partie de ses obligations légales et permettent à une copropriété d’être bien gérée et bien entretenue.

Parmi ses missions, le syndic de copropriété doit :

  • Récolter les charges de copropriété dont le montant est déterminé selon le nombre de lots ;
  • Administrer les travaux de copropriété en s’assurant que ces derniers soient conformes aux cahiers des charges ;
  • Veiller à ce que les parties communes soient bien tenues ;
  • Assurer le recouvrement des charges ;
  • Administrer les sinistres, etc.

C’est également au syndic de copropriété de veiller à ce que l’immeuble soit immatriculé au registre national des copropriétés. Les informations sur la copropriété sont ensuite mises à jour chaque année.

Une copropriété sans syndic : est-ce possible ?

Il est effectivement possible qu’une copropriété se retrouve sans syndic. Ce cas peut se présenter lorsqu’un immeuble, entièrement constitué d’appartements, n’appartient qu’à un seul individu. On parle ici de mono-propriété.

Hormis cette unique exception, toute copropriété doit avoir son syndic. Il peut néanmoins arriver qu’un immeuble se retrouve sans syndic de copropriété suite, par exemple, à :

  • Un désaccord entre les copropriétaires concernant la nomination du syndic ;
  • L’incapacité du syndic à assurer ses fonctions (maladie, accident, décès…) ;
  • Une révocation ou au non renouvellement du mandat.

Si l’un de ces cas listés plus haut se présente, il est urgent pour les copropriétaires de nommer rapidement un nouveau syndic de copropriété lors d’une assemblée générale. En cas de désaccord, ce sera au tribunal judiciaire de désigner un administrateur provisoire selon la loi Macron du 06 août 2015.

Quel syndic choisir ?

Pour le syndic obligatoire, trois modèles de gestion peuvent être choisis par les copropriétaires :

  • Le syndic professionnel : un gestionnaire ou un cabinet de syndic se charge de la gestion de l’immeuble et de l’administration des parties communes. Parmi les syndics professionnels, ceux en ligne permettent aux copropriétaires de réaliser des économies.
  • Le syndic bénévole : élu en assemblée générale, l’un des copropriétaires se chargera des missions d’un syndic.
  • Le syndic coopératif : c’est le président du conseil syndical, constitué de plusieurs copropriétaires, qui veille au bon fonctionnement de l’immeuble. Un choix avantageux pour ceux souhaitant réaliser une économie de charges.

N’oubliez pas qu’avant de nommer un syndic de copropriété en assemblée générale, la loi Alur impose aux copropriétaires une mise en concurrence.

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